[FR] Chronique lecture The Young Elites de Marie Lu

« Je ne veux plus qu’on me blesse, qu’on m’utilise et qu’on me rejette. »

Adelina a survécu à l’épidémie qui a ravagé son pays. D’autres enfants, comme elle, ont survécu, la maladie laissant sur leur corps d’étranges marques. Les cheveux d’Adelina sont passés de noir à l’argenté, ses cils sont devenus blancs et une cicatrice barre la moitié gauche de son visage. Son père voit en elle un malfetto, une abomination, une disgrâce pour son nom et sa famille, synonyme de malédiction. Mais la rumeur dit que les survivants ont gagné davantage que des cicatrices : ils auraient acquis de mystérieux pouvoirs. Et, bien que leur identité demeure secrète, ces survivants ont déjà un nom : les Elites.

*

J’ai hésité avant de lire ce livre car je n’avais pas vraiment accroché à la première trilogie de l’auteure Legend. Pourtant, The Young Elites… et bien, je peux vous dire que ce livre a été tout ce que j’espérais et plus encore.

C’est une aventure à toute allure qui se déroule dans un monde inspiré de l’Italie de la Renaissance. Bien que j’ai été surprise par le choix de raconter l’histoire à la première et la troisième personnes, les personnages m’ont convaincu de continuer. J’ai eu envie d’en savoir plus sur eux, leurs mésaventures, leurs peurs, leurs mécanismes pour tout affronter.

Une fois prise par l’histoire, j’ai adoré tellement de choses dans l’univers créé par Marie Lu. Un personnage principal troublé, des perso secondaires attachants, des sociétés secrètes et une conquête du trône. J’ai. Tout. Dévoré.

Le monde est simple à imaginer. En lisant, je n’ai pas arrêté de penser à Venise et à Florence et à Assassin’s Creed. La façon dont les pouvoirs sont expliqués est intéressante. Parler d’énergie et de pierres précieuses pour comprendre comment les émotions et la personnalité affectent les pouvoirs m’a permis de vraiment m’immerger dans l’histoire, d’imaginer leurs liens. L’afficionado de pierres qui vit en moi a apprécié comment elles servaient de clefs et de serrures vers des passages secret.

Dans ce monde, les malfettos sont les enfants qui ont survécu à une terrible épidémie. Certains ont acquis des pouvoirs, d’autres se pensent maudits. (Tout dépend de la façon dont on voit les choses.) Tous ont des marques, des cicatrices, qui les démarquent de la population, et parmi ces malfettos, il y a Adelina Amouteru, 16 ans.

Adelina est une meurtrière, une abomination, une jeune fille perdue. Elle n’a rien d’une héroïne typique.

Etre dans sa tête était un parcours du combattant. Entre tristesse et difficultés, challenges et désespoirs, Adelina a vécu tellement de choses dans sa vie que je comprends ce qui l’a poussé à devenir ce qu’elle est… et je pense d’ailleurs savoir où elle va. (Malheureusement.) Une enfance merdique marquée par un père cruel, la mort de sa mère, une relation compliquée avec sa sœur… Adelina a survécu à l’épidémie pour le pire. Son combat avec elle-même, ses peurs, sa volonté d’appartenir quelque part, sont dépeints avec perfection. C’est puissant. Ça agrippe les tripes. J’ai eu peur de la bulle de solitude qu’elle a commencée à créer autour d’elle. J’ai craint ses décisions. Adelina est agitée, fragile, passionnée, mais sa soif de pouvoirs est sans égale. C’est ce qui la rend dangereuse. Elle veut prouver de quoi elle est capable, l’étendue de ses pouvoirs, son utilité. Elle s’accroche à l’idée d’être aimée, acceptée, et toutes ses décisions pour l’être ont de terribles conséquences. Elle ment mais n’a aucun contrôle sur les conséquences de ses mensonges. Elle se laisse pousser par ses émotions, agit sans réfléchir, désespérée à l’idée d’être abandonnée.

J’adore les origin stories et les villains, et je pense que celle d’Adelina réserve pas mal de surprises. J’ai. Hâte.

Les autres personnages sont aussi compliqués. D’abord, Enzo… le leader de la Dagger Society, le garçon au passé royal, qui s’attache à Adelina… puis Teren… l’Inquisiteur troublé, fou amoureux de la Reine et prêt à tout pour elle… et le beau Raffaele… Personne n’est noir ou blanc. Chacun a une définition de la loyauté, des idées, des buts différents, et tous sont prêts à les réaliser. Pour les fans de romance, don’t worry ! il y en a une. Subtile et touchante. Et des amitiés aussi. Complexes et fragiles. (Bonjour, les fans de Raffeale-Adelina !!!).

La fin m’a brisée le cœur, mais l’épilogue me l’a rempli d’espoir. Il est tellement rempli que je me suis retenue avant d’enchainer avec la suite de la trilogie, juste pour écrire cet article.

Quelques petites choses que j’aimerais voir dans la suite :

  • Plus de Teren
  • Plus de vilains
  • Plus d’infos à propos de la Reine (j’aimerais comprendre pourquoi elle agit ainsi. Elle a l’air intéressante.)
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