Pensée n°2 – L’idée se tient et, à l’occasion, se développe

La fin d’un manuscrit, c’est l’occasion de fêter la liberté, n’est-ce pas ? (Non ? Même pas un petit peu. Oh… Ok.) Parfois, c’est le début d’un nouveau cycle créatif. Pour une fois, je voulais revenir sur quelques réflexions et tout ce que j’ai appris à chaque nouvelle étape de la rédaction. Et, pour éviter à mon cerveau de surchauffer, j’ai voulu pendant un mois partager ces pensées.

*

Pour ne pas la perdre, l’idée s’écrit. (Oui, je sais, nous sommes tous tentés par le « je m’en rappellerai. » Vous ne vous en rappellerez pas. J’ai essayé.) On l’écrit sur un carnet, celui qui traine dans son sac, celui qu’on décide de toujours avoir sur soi. On la note sur une feuille, un ticket de caisse, un titre de transport, sur une pub ou une brochure, sur son téléphone… Il m’est arrivé d’écrire des scènes entières sur mon téléphone, des morceaux de dialogues dans deux langues différentes, des scènes qui s’amorcent à contre sens… ou qui n’ont juste aucun sens.

En fait, tout ce qui est susceptible de s’enfuir s’écrit. La mémoire d’écrivain est fragile. Et les idées fuient pour nous échapper, c’est bien connu.

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Pendant un certain temps, j’expérimente la frénésie de la nouvelle idée, la promesse d’un nouveau monde (parfois, littéralement, hein). C’est le désordre et la furie des mots. J’expérimente la tempête qui m’oblige à tout jeter sur le papier. Pour tout conserver et ne rien oublier. C’est l’amorçage de quelque chose qui pourra devenir un nouveau projet. Le plus bref flash d’une idée trouve sa place au détour d’une feuille, à la merci du clavier, jusqu’à former un tas de scènes qui me donneront envie de continuer (ou pas) une histoire.

C’est ce moment de frénésie qui m’aide à apprivoiser une idée, car c’est ici que je la teste.

Un peu. Beaucoup. Quelques scènes supplémentaires, avec différents acteurs, d’autres décors cousus autour de leurs personnalités, des vêtements qu’ils portaient quand ils m’ont poussée à les raconter. J’essaie de savoir où l’idée peut me mener et si je veux partir avec elle. Je tente d’imaginer la fin. Je me laisse happer par le contexte pour voir s’il me plait vraiment. Je tiens l’idée sur quelques centaines, milliers de mots pour voir si elle m’agite toujours autant.

Mais, parfois, elle refuse d’être testée. Elle reste une image furtive qui cache tant de mystères que je sais que c’est sur elle que je veux m’arrêter. La développer. Pour de vrai. Donc, je m’incline devant sa demande d’organisation. Elle demande plus pour exister. Un contexte. Un personnage principal. Une motivation. Un thème. Une structure. Un tout narratif.

Et, ça aussi, c’est une autre pensée. Une question de structure de récit, d’arc narratif et de types d’écrivains.

Et vous ? Comment vous accrochez-vous à une idée ? Vous y accrochez-vous ? Est-ce que vous la testez trop longtemps ? Pas assez ? Préférez-vous vous enfuir dans un décor ou écouter les personnages quand ils tentent de vous convaincre de continuer leurs aventures ? Quel est votre moment « ah, c’est ça, la bonne façon de développer cette idée » ?

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