Pensée n°6 – Le mythe de l’inspiration

La fin d’un manuscrit, c’est l’occasion de fêter la liberté, n’est-ce pas ? (Non ? Même pas un petit peu. Oh… Ok.) Parfois, c’est le début d’un nouveau cycle créatif. Pour une fois, je voulais revenir sur quelques réflexions et tout ce que j’ai appris à chaque nouvelle étape de la rédaction. Et, pour éviter à mon cerveau de surchauffer, j’ai voulu pendant un mois partager ces pensées.

*

inspiration_06Je ne crois pas en l’inspiration comme moteur d’écriture. Si j’attendais que l’inspiration frappe pour écrire, je m’arrêterais sans doute plus de la moitié des fois où je m’installe devant mon ordinateur pour le faire.

L’écriture est une passion. Une amie. Une ennemie. Un sport. Si on veut devenir meilleur(e), si on veut développer les muscles pour le faire, il faut se motiver à le faire. Se lever, s’organiser, se boucler du temps, se mettre au boulot, bucher, s’acharner, ne pas lâcher pour obtenir l’esquisse d’un résultat. Ça fait un peu long comme liste, mais ça marche. Du coup, en termes d’écriture, je préfère parler d’envie plutôt que d’inspiration. Dire je n’ai pas envie plutôt que je ne suis pas inspirée (même si j’utilise encore la seconde formule pour exprimer cette première pensée).

Je ne suis pas inspirée, c’est mon excuse pour ne pas me mettre au travail. C’est ne pas connaître suffisamment mon projet et tenter de l’abandonner.

Du coup, je me le répète. L’inspiration est un mythe. Bouge-toi et va écrire.

L’appétit vient en mangeant et l’inspiration vient en créant. En écrivant. En travaillant. En transpirant. Avec effort et persistance, douleur et constance. C’est un travail passionnant, parfois fastidieux et difficile, mais oh combien gratifiant.

« If you’re going to make writing succeed you have to approach it as a job. You don’t wait for inspiration. The muse does not do your work for you. »

Rosellen Brown

(Si vous voulez réussir dans l’écriture, vous devez l’approcher comme un boulot. Vous n’attendez pas l’inspiration. La muse ne fait pas le travail à votre place.)

La seule façon d’écrire… est d’écrire.

L’envie de voir la dernière ligne d’une histoire se poser doit surpasser les explications qui se cachent derrière l’excuse inspiration. Il faut se souvenir de l’excitation qui vient avec l’idée initiale et surfer sur sa vague pour rejoindre la côte. On pousse avec les bras. On écrit avec les mains. Et on se motive avec tout ce qu’on a. Du moins, c’est ainsi que j’appréhende l’inspiration.

Et vous ? Comment définissez-vous l’inspiration ?

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