Pensée n°15 – L’importance de garder une trace écrite de ses avancées

La fin d’un manuscrit, c’est l’occasion de fêter la liberté, n’est-ce pas ? (Non ? Même pas un petit peu. Oh… Ok.) Parfois, c’est le début d’un nouveau cycle créatif. Pour une fois, je voulais revenir sur quelques réflexions et tout ce que j’ai appris à chaque nouvelle étape de la rédaction. Et, pour éviter à mon cerveau de surchauffer, j’ai voulu pendant un mois partager ces pensées.

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Quand je suis prise par l’effervescence d’un roman, que je m’épuise à écrire tous les jours ou que je dois faire face à des milliers d’obstacles en même temps, il m’est difficile de prendre du recul sur mon travail.

Je m’imagine que je ne fais pas assez d’efforts et que les obstacles sont plus forts que mes résolutions. Je rame. Je m’agite. Je suis tentée d’abandonner. Et, étrangement, garder une trace écrite de mes avancées est un puissant remède contre la voix du doute (c’est fou ce qu’elle revient celle-là !).

En pleine période d’écriture, j’aime noter sur mon calendrier (ou mon bullet journal ou n’importe quelle surface à portée de main) le nombre de mots que j’écris par jour. Cette petite habitude est à la fois rassurante et encourageante.

Même si parfois je n’écris pas tous les jours, entretenir un compteur quotidien me permet de remarquer quels jours je suis la plus productive. En plein projet, je sais quand j’écris le mieux, quand je bloque, quand je n’écris pas autant que la veille, et je tente de découvrir pourquoi – humeur, temps libre, boulot, etc. J’essaie de m’adapter à ces différents facteurs pour augmenter ma productivité.

Aussi, garder une trace du travail réalisé, c’est rester responsable de son but. Et, encore une fois, être responsable, c’est se forger une discipline de travail et la renforcer. Quoiqu’il arrive, que nous réussissions ou non à atteindre notre but, la bonne ou mauvaise conduite d’un projet d’écriture repose en grande partie sur nous. Notre volonté, l’envie de se mettre au travail, le combat contre la procrastination. Quand je me fixe un objectif de mots, j’essaie de l’atteindre. (En fait, j’essaie de ne rien faire d’autre. C’est une vraie obsession.) Si je n’atteins pas mon but, j’ai des comptes à rendre à moi-même. Si je le fais, je me récompense. Quand mon but est atteint et qu’il me reste encore du temps dans la journée ou la soirée, pourquoi ne pas regarder cet épisode que je fais trainer depuis des semaines ou lire ce livre mis de côté… après, à chacun sa récompense.

A la fin d’un projet ou au fil de l’écriture, cette trace quotidienne me permet en plus de calibrer le temps nécessaire pour terminer un roman et, donc, de calculer celui dont j’ai besoin pour atteindre un nombre prédéfini de signes. C’est aussi un outil technique qui met en avant le moment où la limite imposée (nombre de mots) par un genre est dépassée.

Avoir une vision globale de son avancée permet aussi de se rebooster. C’est un moyen comme un autre de se redonner confiance et, pourquoi pas, de se féliciter de son évolution. Si je l’ai fait une fois, deux fois, trois fois, alors je me dis que je peux encore le faire. Je le ferai. J’en suis capable. Alors, je me remets au travail avec l’envie de voir un nouveau nombre s’inscrire sur mon calendrier.

Il n’y a vraiment que des avantages à conserver une trace écrite de ses avancées.

Et vous ? Partagez-vous ce point de vue ? Notez-vous quelque part le nombre de mots que vous écrivez par jour ? Si oui, quels en sont pour vous les avantages ?

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