Pensée n°17 – Celle où je parle du titre et de quelques-uns de ses mystères

La fin d’un manuscrit, c’est l’occasion de fêter la liberté, n’est-ce pas ? (Non ? Même pas un petit peu. Oh… Ok.) Parfois, c’est le début d’un nouveau cycle créatif. Pour une fois, je voulais revenir sur quelques réflexions et tout ce que j’ai appris à chaque nouvelle étape de la rédaction. Et, pour éviter à mon cerveau de surchauffer, j’ai voulu pendant un mois partager ces pensées.

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A quel moment le titre d’un roman vous vient-il ?

Emerge-t-il avec l’idée ou pendant la rédaction du synopsis, et donc avant l’écriture, ou surgit-il pendant, voire après avoir achevé un projet ?

Etrangement, il y a des fois où le titre ne me vient pas tout de suite. C’est à une vingtaine de pages écrites, à un tiers ou même parfois à la moitié du manuscrit que le déclic me tombe enfin dessus.

Beaucoup de conseils en écriture (notamment ceux que j’ai pus lire en rapport avec l’écriture de scénarios) préconisent de trouver un titre avant de commencer à écrire. Il doit naitre avec la planification. Mais, si ce n’est pas le cas, cela signifie-t-il que nous ignorons la ligne narrative qui nous guide ?

Je ne pense pas.

Dans sa forme finale, un bon titre doit donner envie de lire. C’est souvent la première chose qu’un potentiel lecteur lit avant de s’attaquer à la quatrième de couverture. C’est aussi, quelque part, ce qui donne le ton à une histoire, ce qui doit refléter au mieux son contenu.

Alors pourquoi est-il parfois si difficile à trouver au début ? Et, pourquoi nous arrive-t-il de le changer en cours de route ?

Selon moi, c’est une histoire de distance et de recul. Associer le titre approprié à un manuscrit ne découle-t-il pas souvent du recul que nous en avons ? Choisir un titre qui reflète la thématique principale d’un récit peut être un exercice complexe si il est réalisé à peine lancé dans l’aventure. A ce stade, il y a le plan et l’idée initiale. Mais, il n’y a pas encore l’exécution. Et, c’est elle qui peut nous emporter vers un contenu différent de ce que nous avons imaginé ou planifié. C’est sans doute pour cette raison que, quelques fois, je laisse l’écriture se dérouler et les idées bien mûrir avant de me décider à former un titre. Et pourtant… quand je pense avoir trouvé le titre idéal, il m’arrive quelques fois d’hésiter – l’idéal d’un titre n’est-il pas simplement une question de subjectivité ?

Prendre suffisamment de distance avec son travail est difficile. Parfois, nous ne trouvons pas les bons mots. Parfois, nous ne voyons pas la bonne nuance. J’aime lire les blogs d’auteurs, à l’occasion ils me donnent de l’énergie et me motivent. Les articles sur le changement de titre y sont assez courants. Un article que j’ai pu retrouver à ce sujet est celui de Sarah J. Maas, l’auteure de la saga Throne of Glass.

Du coup, quand je tombe sur ce genre d’articles, je me demande – le mystère d’un bon titre ne repose-t-il pas sur le fait qu’un créateur doit autant y être attaché que détaché, afin de partager son idée initiale avec d’autres, pour trouver les mots justes, ceux capables de refléter son univers ?

C’est le dernier mystère qui me tracasse.

Et pour vous, comment se déroule la création d’un titre ? Vient-il en premier ? Avant l’écriture ? Après ? Change-t-il au cours de l’écriture ?

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