Pensée n°31 – Félicitations, cette fois c’est fini… Vraiment ?

La fin d’un manuscrit, c’est l’occasion de fêter la liberté, n’est-ce pas ? (Non ? Même pas un petit peu. Oh… Ok.) Parfois, c’est le début d’un nouveau cycle créatif. Pour une fois, je voulais revenir sur quelques réflexions et tout ce que j’ai appris à chaque nouvelle étape de la rédaction. Et, pour éviter à mon cerveau de surchauffer, j’ai voulu pendant un mois partager ces pensées.

*

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Voilà, c’est fini. L’idée a gagné. Elle nous a poussé à la développer. A se poser pour écrire. Elle nous a accompagné. Puis, elle s’est calmée et a emporté avec elle sa tempête de frénésie et d’impatience. Elle nous a laissé l’écrire. Notre envie de perfection nous a forcé à la réécrire, une ou plusieurs fois, même si à quelques mètres de l’arrivée, elle nous a peut-être fait hésiter. Nous avons abandonné notre manuscrit pour mieux le retrouver. Pour le fignoler. Pour poser ce vrai point final.

Et maintenant ?

C’est le moment de respirer un grand coup. De reprendre ses forces. De craquer ses articulations. De se lever de son fauteuil. De retrouver le monde réel. D’apprécier la liberté. De passer à autre chose.

Travailler et retravailler un manuscrit est une tâche difficile, mais pas impossible. Arriver à une fin qui nous satisfait en est la preuve. C’est être patient et courageux, un peu rêveur, et possédé par une folle motivation. Alors, j’imagine que nous avons le droit de nous féliciter. Nous avons réussi. Nous sommes allés jusqu’au bout.

Nous avons terminé un cycle créatif. Parfois, se poser une seconde et s’en rappeler est suffisant. Cela nous laisse le temps de ruminer. Nous avons peut-être envie de partager notre histoire avec d’autres ; nous rêvons d’édition alors on commence d’autres types de recherches. On se souvient à quel point écrire ce qui nous plaît a été un immense moment de bonheur, et cela est suffisant. Et, à d’autres moments, une autre idée vient bousculer notre tranquillité.

Et là ? Elle est bruyante. Elle chahute notre équilibre. Alors, on recommence. Des pages blanches. Des mots pour les remplir. Une idée pour nous empêcher de bien dormir.

(De toute façon, c’est certain, l’écriture ne me laisse jamais sur une ma fin faim. Et vous ?)

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